Comitat Nacionau Partit de la Nacion Occitana

à Lairac / Layrac les 15 et 16 novembre 2008

Compte rendu public

 

 

=> 15 novembre 2008

 

Discours d’ouverture de J.Ressaire Président du PNO

 

Je tiens à féliciter tous ceux qui ont fait l’effort de se déplacer pour assister à ce Comité National. Leur présence est d’autant plus méritoire que nous sommes en période de crise financière et donc d’insécurité économique. 

L’Occitanie dans son ensemble n’échappe pas à la crise mondiale actuelle qui probablement va laisser des traces profondes. Nous sommes moins touchés que d’autres comme le peuple islandais qui ont tout misé sur les revenus de la finance. Nous avons la chance d’avoir une économie réelle très diversifiée et donc d’avoir des niches plus ou moins sûres et prometteuses.

Face à la morosité générale, nous avons le devoir, en tant que nationalistes occitans, de rechercher des solutions qui redonnent confiance dans l’avenir. Il y a chez chaque occitan des capacités à rebondir insoupçonnées à condition de s’en donner les moyens. Ce n’est pas la première crise que nous subissons depuis la première nuit qui a suivi la croisade contre nos albigeois. Nous avons connu les désastres de la guerre de cent ans et plus récemment les destructions dues aux guerres mondiales. A chaque fois le peuple occitan a trouvé les moyens de rebondir.

Il va nous falloir tirer les leçons qui s’imposent suite à la faillite de l’ultra libéralisme, comme nous les avons tirées de l’échec des économies fondées sur le tout état de type soviétique. A nous de proposer la voie du milieu entre tout Etat et ultra libéralisme. Plus que jamais l’Occitanie a besoin de se doter d’un Etat indépendant qui nous assure notre auto gouvernement et laisse libre cours à l’initiative privée créatrice de richesses.

Nous serons critiqués par les uns et les autres d’être trop à gauche ou trop à droite. Mais y a-t-il une autre voie possible que celle du neutralisme positif entre ces deux tendances ?

Nous avons besoin d’une économie aux services des libertés familiales et culturelles comme nous avons besoin d’une culture au service de notre liberté économique. C’est la recherche de cet équilibre entre progrès économique, progrès affectif et progrès culturel qui fait l’originalité de la pensée profonde du Parti de la Nation Occitane. François Fontan lui a donné le nom d’ « humanisme scientifique ». Il nous appartient de le concrétiser et de le faire partager.

Je suis sûr que les quelques signes d’adhésion qui se dessinent en ce moment vont se multiplier et permettre à l’Occitanie de retrouver son rôle de phare de l’humanité.

Nous ne sommes qu’un petit nombre solidement liés par l’attachement à la nation occitane et son projet d’avenir. C’est trop peu et c’est beaucoup à la fois. Il y a autour de nous de plus en plus de sympathie venant de ceux qui ont conscience des valeurs culturelles inhérentes à la langue occitane  dans toutes ses variantes. Il y a en même temps de plus en plus de sympathies à notre égard chez ceux qui ont jugé utile de s’engager dans les partis de gauche comme de droite par souci de pragmatisme.

A nous de transformer cette vague de sympathie en une force politique nouvelle qui deviendra une majorité de gouvernement dans l’Etat français sans oublier la reconnaissance qui se fait jour en Italie et en Catalogne. Aux yeux du monde l’image de l’Occitanie en sortira changée. D’une image encore trop virtuelle nous afficherons alors une image ancrée dans la réalité.

 

A seneca, lo vici-president e lo president del PNO

 

·       Situation politique dans l’Etat Français après la modification de la constitution de 1958

 

L’adoption le 21 juillet de l’Article 75.1 est un petit pas qui va dans le bon sens bien qu’insuffisant. Car il faut attendre en 2009 le vote d’une loi spécifique aux langues dites régionales et surtout le ou les décrets d’application de la dite loi.

Le député Breton UMP Le Fur milite pour une loi qui reprendrait les dispositions de la charte européenne que la France avait accepté en 1997 du temps du gouvernement de Lionel Jospin.

 

On attendait la modification de la gauche, elle est venue de la droite. Les verts et le Modem sont pour les langues et le Fédéralisme. Au PS et à l’UMP, il y a des gens qui réfléchissent aux langues « régionales » et aux identités qui y sont liées.

 

·       Projet de Sarkozy de suppression des départements

 

Une commission présidée par l’ancien premier ministre Edouard Balladur a été chargée d’explorer des pistes de réflexions et de faire des propositions sur un sujet qui relève du tabou dans le monde politique hexagonal tant au niveau de l’Etat central lui-même que des collectivités locales. Tout le monde est d’accord qu’il faut une réforme mais personne ne veut en assumer les conséquences politiques.

 

·       Le G.P.O. (Govèrn Provisòri Occitan)

 

Le Gouvernement Provisoire Occitan travaille à un document à présenter à L’O.N.U. afin de faire reconnaître le peuple occitan par cette haute instance internationale.

 

 

·       Bilan d’Occitània a Pè

 

Occitània a Pè initiative culturelle, a réussi à mobiliser un nombre impressionnant de personnes. En 2009 l’Unesco pour la 1ère fois va procéder à la reconnaissance des biens immatériels comme faisant partie du patrimoine de l’humanité. La langue d’un peuple rentre dans cette catégorie. C’est la raison pour laquelle La Chambra d’Oc à lancé Occitània a Pè.

La Chambra d’Oc a d’ores et déjà obtenu l’engagement de la région Piemont, de la région Languedoc Roussillon et du gouvernement du Val d’Aran. Les occitanistes (PNO et autres) doivent solliciter tous les élus possiblement intéressés par le projet pour le populariser.

Bravo aux 7 occitans d’Italie qui ont marché durant 70 jours et parcouru 1300 Km après 2 ans de préparation autour d’Inès Cavalcanti. Bravo à tous ceux et celles qui les ont accompagnés dans leur périple et les ont soutenus en les accueillant dans les villes étapes. Des militants du PNO étaient présents à leur côté lors de certaines étapes dont les dernières de St Béat à Vielha en passant par Bossòst.

 

·       Présence estivale du P.N.O.

 

o      Estivada de Rodés / Rodez : Bonne présence du PNO pendant cette semaine, assurée par J.Ressaire et F.Chauchard. De nombreuses personnes sont passées au stand et en sont reparties avec un tract ou un dépliant. Monsieur Ricarrère vice président du Conseil Régional d’Aquitaine est passé sur le stand « Vos idées nous intéressent » aurait-il dit.

 

o      Escòla Occitana d’Estiu de Vila Nèva d’Òlt / Villeneuve sur Lot : Présence du PNO moins visible qu’en 2007 (pas de stand cette année).

Présence de J.P. Ansaldi et J.Ressaire. Ce dernier a assuré l’atelier d’histoire « L’Occitanie dans tous ses Etats ». Un Berbère est venu expliquer les liens étroits entre son peuple et les occitans.

Le film « Se Canta » a été diffusé lors de l’EOE. Lors du débat après la projection J. Ressaire a aisément prouvé que les assertions de Stéphane Valentin insinuant que le PNO est raciste sont sans fondement.

 

o      La rencontre avec Les Verts à Toulouse : Se reporter au compte rendu qui en a été fait dans le n° 32 d’Occitània Liura (bulletin interne)

 

 

Décision 1 : Il a été décidé d’écrire à tous les partis des nationalités de l’Etat Français pour leur proposer de se rencontrer et de constituer un pôle régionaliste et fédéraliste dans l’hexagone.

 

·       Réunion Publique de 18 h à 19 h 30

 

Une invitation à un débat sur le thème « Quel avenir pour l’Occitanie ? » avait été lancée à de nombreux occitanistes de l’agenais, du Lot et Garonne et de la moyenne Garonne. La preuve que nous ne faisons pas (ou plus) peur et que les gens sont intéressés par ce que nous avons à (leur) dire, certaines personnes se sont excusées par courrier postal ou électronique de ne pas pouvoir venir. Il faut y voir un signe encourageant.

Le débat a été précédé d’un film de notre ami et adhérent Michel Gravier sur la longue marche d’Occitània a Pè. Les échanges ont été riches : sur les Lander Allemands, sur la Catalogne, l’unité de la langue occitane et les propositions du PNO.

 

Certains participants se sont sentis tellement bien avec nous qu’ils sont restés souper.

Durant le repas du soir un hommage vibrant à été rendu à notre ami Cristian Rapin qui allait recevoir le 17 novembre 2008 le Prix Jaufre Rudèl

 

 

Qualques participants

 

 

 

  

=> 16 Novembre 2008

 

Los Gropes del PNO

 

 

Occitània Liura

 

Lo Lugarn 

 

La Carta d’Identitat Occitana 

 

Actualisation du Programme de Sète de 1998

 

=>    50 ans du PNO : Un peu d’histoire …En 2009, nous allons célébrer le cinquantenaire de la fondation du PNO. Le Parti Nationaliste Occitan, devenu en 2004 Parti de la Nation Occitane,  a été fondé en toute simplicité à Nice par François Fontan,au printemps 1959, dans l'arrière boutique d'un petit magasin de disques d'occasion que tenait alors Ben Vautier. Fontan avait alors 30 ans. Un des premiers gestes de Fontan a été d'en informer amicalement Robert Lafont qui était alors, Président de l'Institut d'Etudes Occitanes. La réponse fut cinglante : il s'agit d'" un acte criminel". Cinquante ans après  on peut se permettre de poser quelques questions : Pourquoi ce jugement irrémédiable? En quoi était-ce un crime ? Crime contre qui ? En 50 ans d'existence où sont les crimes commis par le PNO ? Et s'il y a eu crime s'agit-il d'autre chose qu'un crime de lèse majesté ?

Depuis, l'eau a coulé sous les ponts.

L'héritage de Fontan en Occitanie et de manière sûre en Occitanie d'Italie est indéniable aujourd'hui. Le PNO a fait avancer les choses et le fera encore !

Envoyez-nous vos propositions pour fêtez l'évènement à ressaire@club-internet.fr

 

 

 

Réflexions sur l'ethnisme de BEN VAUTIER (Ami du PNO)
11 novembre 2008

La raison fondamentale pour laquelle je me remets  à écrire sur les ethnies,  les peuples et la politique internationale provient de ce depuis quelque temps  je doute. Pour me dépêtrer de ces doutes  je ne vois qu'une seule solution : l’autopsie, regarder dedans. Alors voilà je reprends tout a zéro et pour cela j’ai recours a ma vielle méthode : question et réponse. 40 ans après il me faut faire le point. 
Au préalable je dois vous rappeler que ma démangeaison à propos des droits des peuples et des langues dits minoritaires, dans le monde et en France, date de 1958 et de ma rencontre avec François Fontan et pour commencer ce texte je précise que pour moi l'ethnisme de Fontan est bâti sur l'équation suivante :
Sur un territoire X où vit un peuple Z qui parle sa langue le Z dans le cadre justifié du droit de tout peuple à pouvoir gérer son propre destin culturel et politique sur son propre territoire linguistique, le peuple Z a le droit de récupérer ce droit et de gérer son propre destin si ce droit lui est refusé par un peuple Etat-Nation X qui l’a conquis, colonisé et qui cherche à l’intégrer, le peuple Z a le droit de lutter avec tous les moyens de la démocratie : vote, médias, libre expression pour récupérer et préserver ce droit. Si les conditions démocratiques lui étaient refusées ou étaient tronquées, il aurait le droit de recourir à la violence. Maintenant que cette équation est sur la table, je propose que vous remplaciez Z par le nom de tout peuple en lutte pour son autonomie ou son indépendance. (Il vous suffit pour cela de lire le journal du jour, vous trouverez au moins dix exemples de conflits qui coïncident avec cette situation et pour visualiser la situation de qui opprime qui cliquez sur le plan de Veyrac reproduit sur mon site :http://ethnisme.ben-vautier.com/analyses/conflits_old/imperialismes.html

Pour que cette équation soit correcte il faut qu'on soit d'accord sur la définition du mot peuple.

KOSOVO : Sur 80 % du territoire du Kosovo vit un peuple kosovar qui parle la langue kosovar (qui est aussi l'Albanais) Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique,  je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par les ------- Je leur donne donc raison. Par contre quant aux 20% du territoire qui est habité par des Serbes ce territoire doit être laissé aux Serbes.
Ossètie du Sud : Sur le territoire de l'Ossétie du Sud vit le peuple ossète qui parle la langue Ossète. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique. Je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par les ------------
Abkhazie : Sur le territoire de l'Abkhazie vit le peuple Abkhaze qui parle la langue abkhaze. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur destin sur leur territoire linguistique,  je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation -------------
Tibet : Sur le territoire du Tibet vit le peuple tibétain qui parle la langue tibétaine. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple  récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------
Kurdistan : Sur le territoire du Kurdistan (Turc, Irakien, Iranien et Syrien) vit le peuple kurde qui parle la langue Kurde. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple  récupère ce droit qui lui est refusé par les Etats Nations -------
Inuits : Sur le territoire Inuit (dit aussi Groenland) vit le peuple Inuit qui parle la langue Inuit.
Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par les -------
Frise : Sur le territoire de la Frise vit le peuple frison, qui parle la langue frisonne. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par L'Etat Nation ------------
Catalogne : Sur le territoire catalan (d'Espagne et de France) vit le peuple catalan qui parle la langue catalane.
 Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par les Etats Nations --------
Québec : Sur le territoire du Québec vit le peuple québécois qui parle la langue québécoise (français)
Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, ce peuple a le droit de lutter pour récupérer ce droit qui lui est refusé par les Anglo-Saxons.
Mohawk : Sur le territoire mohawk vit un peuple Mohawk qui parle la langue mohawk. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par les ----------
Pays basque : Sur le territoire Basque (espagnol et français)  vit un peuple basque qui parle la langue basque. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique
je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par les -----------
Aborigènes d’Australie : Sur le territoire aborigène d'Australie vit un peuple aborigène qui parle la langue aborigène. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple  récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------

Bretagne : Sur le territoire de la Bretagne vit un peuple breton qui parle la langue bretonne. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur destin sur leur territoire linguistique je suis pour que ce peuple
récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------
Corse : Sur le territoire de la Corse vit un peuple corse qui parle la langue corse. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par L'Etat Nation -----------
Flandre belge : Sur le territoire de la Belgique vit un peuple flamand qui parle la langue flamande.  Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------

Wallonie belge : Sur le territoire de la Belgique vit un peuple wallon qui parle la langue wallonne (française)
Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------
Arménie : Sur le territoire d'Arménie de Turquie (autour de Kars) vit un peuple arménien qui parle la langue arménienne. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique,  je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------
Occitanie : Sur le territoire occitan vit un peuple occitan qui parle la langue Occitane. Dans le cadre du droit de la liberté des peuples de gérer leur propre destin sur leur territoire linguistique, je suis pour que ce peuple récupère ce droit qui lui est refusé par l'Etat Nation ------------
Cette répétition d’analyse, schéma, équation doit me servir à démontrer qu’on ne peut accorder à un peuple ce qu’on refuse à un autre et qu’elle devrait être valable pour les 3000 autres mouvements de libération partout dans le monde : Mapuches - Assam - Tamouls etc.

Ceci étant : En partant du principe que nous cherchons tous à avoir pour résultat le moins de morts possible dus à des conflits entre nations (communautés humaines)voyons un peu tout ce qui pourrait contredire ce schéma. Je vais procéder par questions et doutes et pour commencer une série de questions que j’aurais aimé poser à Fontan 50 ans après sa rédaction de la théorie ethniste et que je me propose de poser aux fontaniens : Hilaire, Ressaire, Veyrac, Barral


Question 1 : Pour éviter des conflits après la deuxième guerre mondiale, il fut décidé qu'on ne toucherait pas à l'intégrité des Etats Nations c'est-à-dire à leurs frontières. Est-ce que cela fut une bonne chose ou une erreur ? N'aurait-il pas été préférable de proposer un droit à l'autodétermination par référendum de toute population linguistique sur son territoire ?
 
Question 2 : Nous sommes d'accord sur le fait que les langues et cultures existent et aussi leur droit imprescriptible à l'autonomie mais la refonte des frontières étatiques, comme le proposait Fontan, est-elle un passage obligatoire ? Ne peut-on pas concevoir une situation de libération des peuples à l'intérieur des frontières actuelles à partir d'accords internationaux pris dans le cadre de regroupement des Etats nations (fédération Europe etc.) et par la réalisation d'une charte des droits des peuples etc. ?
 
Question 3 : Que fait-on en ce qui concerne l'envie de retour de populations sur des territoires linguistiques qui leur appartenaient ?  Est-elle légitime ? Qui décide ?

Question 4 : Si l'explication suivante : 90% de tous les conflits ethniques découlent de rapports de forces (impérialisme) entre nations (peuples et langues) la solution ne serait-elle pas l'observation stricte d’une charte des "droits de l'homme" qui prendraient en compte le droits des peuples ?

Question 5 : A quel moment décide-t-on si un peuple a le droit de revendiquer son autonomie face à une situation d'assimilation qu'il a subie et qui semble pour le dominant réussie ? Exemple : l'Occitanie doit-elle se considérer comme assimilée ?

Question 6 : François Fontan semble avoir réalisé en 1962 une théorie arrêtée de la situation d'un monde composé de peuples et langues distincts œuvrant chacun pour leur survie.  Il a nommé cette théorie "ethnisme". Ma question sera : 50 ans après cette vision arrêtée est-elle toujours valable ou est ce que la réalité de la mondialisation avec internet, transport, les flux migratoires, le communautarisme la rende caduque ?

Question 7 : L'usage de l’anglais ! Pourquoi l'anglais gagne t-il du terrain sur les autres langues ? Est-ce parce que l'espèce humaine sent la nécessité d'une ou de plusieurs langues de communication internationale ?
Est-ce parce que c'est une langue qui s'impose d'elle-même parce que pratique etc. ou bien s'impose t-elle parce qu'accompagnée d'une puissance militaire ? Si c'est la dernière option qui prévaut, l'Anglais ne représente t-il pas une facette de l'impérialisme ? Faut-il combattre l'Anglais ou être pragmatique et se dire : on n'y peut rien il faut laisser faire.

Question (Démographie et territoire) 8 : Que fait-on en ce qui concerne les territoires sous-peuplés et d'autres territoires surpeuplés ? Exemple - surpopulation au Bengladesh et - sous population en Australie  
Y a t-il droit légitime d'immigration et si cette immigration était refusée est-ce une forme d'impérialisme ?

Question (loi du plus fort) 9 : Sommes-nous dans un monde qui est et sera toujours régi par la loi du plus fort ? Et si cela est le cas les peuples faibles sont-ils voués à disparaître par la force des choses ? Et dans ce cas, si la force des choses représente l'impérialisme, c'est-à-dire la disparition du faible par le plus fort, n'y a t-il pas justification de la guerre même violente du plus faible pour survivre et du plus fort de le conquérir ?

Question 10 : Dans la mesure où la situation humaine sur terre est composée de milliers d'engrenages de dynamiques de survie : nations - langues - cultures - climat - économie - argent - - flux migratoires-, pétrole - armement - la puissance nucléaire, Mafia - Camorra -etc. tous reliés entre eux,(les dents des engrenages des uns entrant dans les dents des engrenages de l'autre)(voir dessin) ma question sera : cette situation d'engrenages ne rend elle pas les situations de guerre inévitables ? Exemple : Le génocide au Rwanda, engrenage de survie de l'ethnie française.

Question 11 : En ce qui concerne la situation des peuples présents aujourd'hui sur le territoire hexagonal de l'Etat Nation France, bien qu'il manque des statistiques pour tirer des conclusions précises, la question que je me pose est : vu leur poids démographique et si nous acceptons le point de vue de Fontan que tout peuple ou partie de peuple a le droit de gérer son destin culturel sur son territoire linguistique, un jour prochain sera t-il ou pas légitime de considérer une revendication territoriale de la communauté arabe ou berbère d'une partie du territoire de l'hexagone comme légitime ?

Question 12 : La vision de Fontan supposait après la période des grandes invasions une sédentarisation des populations (des peuples) sur des territoires linguistiques stables. Ma question est : et si Fontan s'était trompé et que pris dans un engrenage climat, moins d'énergie, surpopulation, crise économique nous ne soyons aujourd'hui qu'au début d'une nouvelle période de grandes migrations ?


Question 13 : Peut-on déceler et appeler impérialisme inconscient un flux migratoire de populations fuyant une situation économique désastreuse issue d'un colonialisme impérialiste passé et s'installant sur le territoire de populations autochtones qui perdent le contrôle de leur identité au profit de ces nouveaux migrants ?

Question 14 : Y a t-il impérialisme condamnable lorsqu'un peuple ayant subi un effet colonialiste est obligé d'immigrer, de quitter son propre territoire linguistique (flux migratoire) pour survivre économiquement ?
 
Question 15 : La langue et la culture occitane, presque entièrement assimilées et détruites par la langue et la culture française pourraient-elles un jour être menacées de disparaître au profit de la culture arabe ?
 
Question (droit à la diversité culturelle?) 16 : Quel rapport entre art contemporain et ethnisme ?
Au premier abord on pourrait croire qu'il n'y en a pas et pourtant si on part du principe qu'en 2008 est à considérer comme art contemporain le produit des innovateurs de tous les peuples en vie sur cette terre (Claude Lévy Strauss) en étudiant et en inventoriant la situation par exemple d'une ethnie papoue ou indo-européenne, il faudrait reconnaître comme art contemporain le produit novateur pour ce peuple, pour sa propre culture, de tous les peuples. 

Question culture et ethnie 17 : Dans la mesure où on définit et rattache la notion de "culture" à celui de "recherche d'un bien être" le lien entre culture et ethnisme devient apparent. Ma question sera donc : n'y a t-il pas impérialisme culturel répréhensible de la part d'un Etat nation s'il refuse ?

Question 18 : Dans la mesure où Fontan n'avait pas prévu les flux migratoires, quelle aurait été sa solution lors de situation telle que celle des Tamouls du Sri Lanka ? Aurait-il opté pour l'expulsion, l'intégration, l'assimilation ou le communautarisme ou le droit à l'indépendance sur leur propre territoire linguistique ?

Question 19 : Si dans le cadre de ce monde en changement (climat, flux migratoires etc.) la règle de la survie pour sa propre communauté (langue et culture) restant une donnée primordiale ; se peut-il qu'à un moment, consciemment ou inconsciemment, peu à peu, l'espèce humaine change son optique humaniste pour adopter une vision plus darwinienne incluant, au nom de la survie, le droit de génocide envers son ennemi ?

Question 20 : Si demain, à cause du changement climatique  il s'avérait nécessaire et urgent de déplacer la population du Bengladesh soit 20 millions d'habitants  et que la solution la plus simple fut de les transférer en Australie mais que l'Australie refusait leur installation sur leur territoire, l'attitude de l'Australie pourrait-elle être considérée comme impérialiste ?

Question (sur le pragmatisme) 21 : Certains croient qu'une alternative à l'impérialisme est le pragmatisme c'est-à-dire une politique internationale essayant de se débrouiller pour survivre "en faisant avec" Ma question est : le danger du pragmatisme en politique internationale n'est-il d'être incapable de prévoir une stratégie à longue échéance ?


Question 22 : La charte des Nations Unies et la charte de l'Unesco stipulent toutes deux que tous les individus du monde ont des droits inaliénables leur permettant de parler leurs langues et d'appartenir à des associations défendant leurs cultures etc. Pourtant, bien que la majorité des Etat nations, pour faire partie des nations unies et de l'Unesco ces nations aient signé ces chartes, ils refusent de les appliquer pourquoi ?
 
Question : cartes 23 : François Fontan a tracé entre 1958 et 1962 ses cartes et les frontières entre nations à partir de ses lectures d'ouvrages dans la bibliothèque de Nice. Entre autres à partir de l'ouvrage "langues du monde" de Millet. Ma question est : si Fontan était en vie et travaillait aujourd'hui avec l'internet et Google n'aurait-il pas amélioré ses cartes ? Si oui ne peut-on pas entreprendre ce travail à sa place ?

Question : sexe 24 : La nature n'a pas mis des barrières sur le plan de l'attraction sexuelle entre groupes ethniques humains. Une femme Dogon peut être attirée sexuellement, tomber amoureuse et copuler avec un Norvégien (valable pour tous les ethnies) Ils auront un enfant mais cet enfant aura une mère parlant le dogon et un père parlant le norvégien. Cela ne donnera pas une troisième langue mais un enfant avec la connaissance du dogon et du norvégien. La question est : ce métissage naturel va-t-il à l'encontre de l'ethnisme ?

Question 25 : Quand il y a crise économique cela produit-il un resserrement des liens entre les individus d'une même communauté ou au contraire un phénomène de survie individuelle (chacun pour soi)?

Question 26 : La réalité des flux migratoires met-elle en question la théorie ethniste ou la renforce t-elle ? ou encore on maintient l'ossature mais avec des amendements (urbanisme et flux migratoires) ?

Question 27 : Dans la mesure où l'instinct de survie des peuples adopte, pour ne pas disparaître, d'autres stratégies que la lutte armée, ne peut-on pas considérer que certains peuples, (tout en défendant le plus possible leurs personnalité langue, culture, etc.) opte pour une forme d'intégration et d'assimilation ?
 
Question : communautarisme ethnique 28 : Face à la situation actuelle que je définirais comme du "pragmatisme impérialiste" face à la rigidité schématique de "l'ethnisme" de Fontan (langue, frontière, peuple) ne pourrait-on pas imaginer que nous nous dirigeons plutôt vers un "communautarisme ethnique " c'est-à-dire de respect de la diversité et des identités partout dans le monde, solution que l'ONU, rédigerait, réclamerait et imposerait ?

Question 29 : Dans la mesure où il ne faut pas se faire d'illusions : aucune solution communautariste ne résoudra, comme avec une baguette magique, l'antagonisme entre communautés, ma question sera : ne faut-il pas opter pour des assises mondiales "de la population "ou "des peuples", assises qui définiraient une politique mondiale des populations et des peuples contenant une suite de règlements et sanctions
a) sur leurs territoires linguistiques b) en situation d'immigrés ?

Question  30 : Suivant la façon dont on interprète ce qui se passe dans le monde (puissances militaires et puissances économiques des uns par rapports aux autres etc.) on peut aujourd'hui en conclure que sur les derniers 100 ans l'impérialisme (la loi du plus fort) reste présent et gagne même du terrain. En ce qui concerne, par exemple, le rapport entre économie et "croissance économique" il est facile de le démontrer. Ma question sera donc : dans la mesure où il y a toujours dépendance économique d'un peuple par rapport à un autre, peut-il y avoir "croissance" des uns sans impérialisme ?

Question 31 : Tout en restant attaché à l'idée qu'il faut déceler et combattre toutes les oppressions et tous les impérialismes, cela ne m'empêche pas de poser la question : l'impérialisme est-il inné à l'homme et, question encore plus perverse : Est-ce que combattre l'impérialisme n'est pas une autre forme d'impérialisme ?

Question 32 : Dans le cadre d'un monde darwinien ne vaut-il pas mieux accepter la loi du plus fort ?

Question 33 : OK, Il y a des minorités qui, partout dans le monde, se réveillent, qui se battent, et même pour certaines, conquièrent leur indépendance. Cela entend t-il que l'impérialisme perd
ou que tout est pour le mieux dans un monde de lutte où le plus fort gagne toujours ?
 

Question 34 : L'histoire montre qu'il y a des peuples et des ethnies (langues) qui ont disparu certains après s'être battus pour survivre, d'autres pour ne pas s'être battus ont été éliminés et ont perdu leur territoire. Ma question sera donc : Quelles prévisions en politique internationale pour les prochains 20 ans - 50 ans - 100 ans ? Toute prévision doivent elles entreprises à partir de l'axiome de départ selon lequel nous avons affaire à un monde où les rapports de forces entre individus et ethnies peuples sont la règle ?

Question 35 : Quand on se met à disséquer, autopsier les notions et politiques d'intégration de communautarisme, d'assimilation, de nationalisme, ne se rend t-on pas compte qu'à un moment elles contiennent toutes la même chose : l’instinct de survie ?

Conclusion : Voilà, je m’arrête. Je pourrais continuer sur des pages mais je m'arrête. Tout en restant ethniste pour le droit des peuples à gérer leur propre destin, j'opte pour le communautarisme

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J'aime communiquer donc je dois vous dire que tous les matins je parle sur "radio free ben" et montre un film sur "la télé du jour"  et que vous pouvez lire mes dernières newsletter concernant Nice, l'Occitanie, la politique extérieure, Fluxus, art contemporain etc.,  tout cela sur mon site (http://www.ben-vautier.com et sur mon site à la rubrique 2008 Occitanie quelques infos reçues sur le net .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les 8-9-10 Mai 2009 à SETE