Descoulounisèn la TV !

 

UNO COULOUNISACIOUN

Sian treze milioun d'Oucitan, mai sian gaire que dous milioun a quinca nostro lengo dins la vi do vidanto. Nostro lengo es uno lengo que se mouris ; sian l'encauso d' un genoucidi culturau.
Acó 's pas per co d'astre.
Es la segui do d'uno counquisto militario au secle XIIIen que fagué gaire ben un milioun de mort (tant coumo la guerro d'Argerié) ; es l'afa d'un sècle d' Inquisicioun que seguigué; es la counsequenci dòu desfeci di revòuto poupulario (Tuchin, Camisar, Croucant, Coumunar de Marsiho, Revòuto di Gus de 1907, etc ...)
En 1539, l' Edit de Villers-Cotterêts prescriu que lis ate amenistratiu s'escriuran "en langage maternel français et non autrement".
En 1881, lou Juli Ferry, lou "Tounquinés", fai vouta l'estrucioun publico oubligatorio en francés. Acò s'es fa per un secle de bourrelament lengüisti dis enfant.
Quau es que nous dira qu'acò's pas uno coulounisacioun ?

UNO RESISTENÇO

Nostro lengo agué, de 'longo, si manteneire :
- Troubadour, coumo Peire Cardenau, grand descaladaire de franchimand ;
- La Cour de Navarre fai usanço de l'Oucitan dins lis ate publi fins a l'Enri IV,
- La Republico de Marsiho, amé Casaulx, fai estampa Belaud de la Belaudiero,
- En passa per Goudouli emai Jaussemin, nos tro lengo fugué toujour. escrito ;
- Mistrau ie davero un Premi Nobel de literaturo en 1904 ; a soun entour, lou Felibrige estrambourdejo de glorí ;
- Vuei, amé l'Institu d'Estudi Oucitan emai parlarèn, nostro lengo tourna prene fisanço ; soun a cha milo que l' aubouron.
Deven i' ajuda.
Mai aco 's pas proun !

UNO POULITICO

L'assassina de nostro lengo es un afa pouliti; es per counsienci poulitico que redresissaren nostro istorio. Nostro lengo es d'en primié l'indici de nostro nacioun.
Un poudé pouliti oucitan, vaqui ço que nous manco per nous baia quicon mai que soun estatu de paureta.
Nostre pople a de dre de counpensacioun istorico : nous fau uno cadeno de tele de beileja nousautri ; nous fau de radio oucitano ; nous fau un ensenhament oucitan de touti li niveu.

La culturo oucitano es uno osso countro l'americanisacioun. Acò vòu dise que nous deven aliga is autri cultura etnico de l'Esta francès.
La regiounalisacioun previsto per lou Gouver es un primié pas. Mai 1'enançada vertadiero vendra que de per l'enant-gardo dòu pople oucitan. Aguèn pas pòu de nous engimbra, de nous recampa is eleicioun, sus un prougramo de descoulounisacioun toutalo, que pertoque nostre biais de viure, nostro ecounoumié, nostre aveni pouliti.

Escrivès-nous :
PARTI DE LA NACIOUN OUCITANO
BP 44
OC- 30201 BAGNÒU DE CESE

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Décolonisons la TV !

 

UNE COLONISATION

Sur treize millions d'Occitans, nous ne sommes plus que deux millions à peine à utiliser notre langue dans la vie de tous les jours. Notre situation est celle d'une langue qui se meurt (nous sommes victimes d'un génocide culturel.
Ceci n'est pas un hasard.
C'est la suite logique d'une conquête militaire au XIIIème siècle qui a fait près d'un million de morts
(autant que la guerre d'Algérie) ; c'est la conséquence d'un siècle d'Inquisition qui a suivi ; c'est la conséquenceaussi de l'écrasement de toutes nos révoltes populaires
(Tuchins, camisards, croquants, Communards de Marseille, Révolte des Gueux en 1907, etc ...)
En 1539, l'Edit de Villers-Cotterêts stipule que tous les actes administratifs doivent être enregistrés "en langage maternel français et non autrement".
En 1881, Jules Ferry, le "Tonkinois", fait voter l'instruction publique obligatoire, en français, cela s'est traduit par un siècle de persécution linguistique des enfants. C'est bien une colonisation !

UNE RÉSISTANCE

De tous temps, notre langue a eu ses défenseurs :
- Troubadours, tels Peire Cardenal, pourfendeur de franchimands ;
- La cour de Navarre utilise l'Occitan dans les actes publics jusqu'à Henri IV ;
- La République de Marseille, sous Casaulx, publie Belaud de la Bellaudière ;
- De Goudouli à Jasmin, notre langue a toujours été écrite ;

- Mistral lui procure même un Prix Nobel de littérature en 1904 ; autour de lui, le Félibriges'est dépensé sans compter ;
- De nos jours, avec l'Institut d'Etudes Occitanes et Parlarèn, notre langue n'a jamais eu autant de partisans.
Nous devons, soutenir toutes leurs actions.
Mais cela ne suffit pas!


UNE POLITIQUE

L'assassinat de notre langue est un fait politique ¡ ce n'est que par une prise de conscience politique qu'il est possible de renverser la vapeur. Notre langue est avant tout l'indice de notre nation.
Seul un pouvoir politique Occitan peut lui procurer autre chose que son statut actuel de parent pauvre.
Notre peuple a droit à des dédommagements historiques'" : il nous faut une chaîne de télévision occitane entièrement autonome ; il nous faut des radios occitanes ; il nous faut un enseignement occitan à tous les niveaux.

La culture occitane est un ferment de lutte contre l'américanisation. En ce sens, elle est l'alliée objective des autres cultures ethniques de l'Etat français.
La régionalisation prévue par le Gouvernement est un premier pas. Mais elle ne prendra tout son sens que si l'avant-garde du peuple occitan ose être elle-même, s'unir pour être présente aux élections sur un programme de décolonisation globale, culturelle, économique et politique.

 

Ecrivez-nous :
PARTI DE LA NATION OCCITANE
B.P. 44
OC-30201 BAGNOLS SUR CEZE

 

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