L'ETHNISME, UNE VISION DU MONDE
Ce qui caractérise le Parti de la Nation Occitane,
c’est avant tout « une vision du monde ». C’est au nom d’une vision
du monde fondée sur l’émancipation des peuples, de tous les peuples, que
François Fontan a fondé le P.N.O. Ce ne sont pas les intérêts immédiats de
l’Occitanie qui nous ont amené à définir une politique internationale. C’est à
l’inverse l’humanisme ethnique qui nous a servi de guide et non pas le
chauvinisme de nos devanciers, même si nous pouvons trouver çà et là quelques
signes précurseurs comme par exemple chez Folco de Baroncelli lorsqu’en 1905 il
recevait en Camargue l’indien Sioux Jacob White Eyes.
C’est cet humanisme universel qui avait convaincu
Robert Lafont lorsqu’il écrit dans « Occitania » de Septembre/
Octobre 2006 : « Fontan en qualques ans deviá me provar que
m’enganavi… L’independència mondiala de las nacions etnicas deviá assegurar la
patz universala ». Il est regrettable que Lafont n’en ai pas tiré à
l’époque les conclusions logiques et qu’en bon occitan aliéné, il ait essayé
plutôt de « tuer » Fontan, intellectuellement cela s’entend.
Directement ou indirectement nous assistons
aujourd’hui à une montée de la prise de conscience occitane comme l’indique la
mobilisation qui se prépare pour la prochaine manifestation de Béziers avec le
ralliement du Félibrige officiel, l’engagement de la Région Languedoc-
Roussillon lors de la fête « Total Festum » à Montpellier, président
de Région en tête, ou encore la construction de l’Ostal d’Occitania à Toulouse.
Comme nous l’avions prévu la conscience nationale
occitane se développe de façon inversement proportionnelle à la perte de
l’usage courant de la langue.
Là encore l’international fait pression sur les
consciences. Cette pression nous vient de Catalogne ou de l’Europe. Bien
qu’encore puissant, le verrou jacobin fait figure de réaction d’arrière garde.
Les jours approchent où nous pourrons le faire sauter. Mais pour cela il nous
faut jouer de tous nos atouts et, dans un contexte de plus en plus
internationalisé, c’est l’ethnisme qui doit rester notre argument de fond.
Encore faut-il ne pas le figer dans des souvenirs
nostalgiques fontaniens. Il ne sera efficace que si nous savons le faire vivre
en l’actualisant. Cela demande de l’enrichir chaque jour par l’étude, les
contacts internationaux et une adaptation à une réalité changeante et qui va
dans l’ensemble dans notre sens de marche.
Dans ce monde où les guerres ethniques sont toujours
d’actualité. Il nous faut oser proposer notre voie humaniste en faveur de la
paix entre les peuples même s’il y a encore beaucoup d’utopie dans notre
vision du monde. Notre liberté en dépend.
Déclaration du Comité national du PNO de Sète du 12/ 11/06