Communiqué de Presse (français) PNO Mardi 2, Mai 2006
DEMAIN L’OCCITANIE
Ils ne sont qu’une poignée. Ce sont les penseurs de l’Occitanie libre, les dirigeants du Parti de la Nation Occitane (le P.N.O.), le premier de tous les partis politiques occitans. Le PNO a été fondé à Nice en 1959 par un commingeois d’origine, François Fontan, de Roquefort sur Garonne.
Réunis à Marignac ces 29 et 30 avril derniers au pied du Val d’Aran, la direction du PNO vient de préparer les prochaines étapes de la longue marche de l’Occitanie vers l’indépendance, une indépendance qu’ils voient comme une large autonomie dans le cadre de l’Europe actuelle sur le modèle de la Catalogne voisine.
L’Occitanie est bien la plus grande nation sans Etat d’Europe avec près de 14 millions d’habitants , soit le quart de la population de l’hexagone , soit un tiers de son territoire. Une nation plus grande que l’Ecosse, que la Sardaigne, ou que la Catalogne. Une nation qui déborde sur l’Italie et surtout qui comprend le Val d’Aran avec ses 10 000 habitants qui jouissent d’un large statut d’autonomie. C’est la proximité du Val d’Aran qui a motivé leur réunion à Marignac. Si le Val d’Aran a obtenu ce Statut, pourquoi pas les 6 régions occitanes ? Pour le PNO, cette autonomie signifie une gestion des affaires publiques au plus prêt des populations, donc plus de démocratie, plus d’économies et donc moins d’impôt. C’est surtout la liberté d’initiative pour un meilleur développement économique et une renaissance culturelle loin de la culture française imposée par Paris à tout le territoire. Au programme du PNO, bien sûr la reconnaissance de la langue occitane sous toutes ses variantes comme langue officielle de l’Etat français au même titre que la langue dominante, le français.
Le PNO s’intéresse aux phénomènes sportifs révélateurs d’identité. Il soutient l’Association Occitane de Football, comme l’idée de la finale de Rugby à Toulouse et non plus à Paris.
Pour arriver à ses fins le PNO entend s’en tenir à la seule action démocratique. Il sera donc présent aux élections régionales partout où il pourra. Rappelons qu’il a obtenu en alliance plus de 13 500 voix en Languedoc Roussillon soit 1,37 % des voix contre les mammouths que présentaient l’UMP et le PS. C’est peu , mais 1 % des voix, ça peut peser lourd entre une gauche et une droite parisienne de plus en plus incertaines.
Le PNO par le moyen de sa revue « Lou Lugarn » est un laboratoire d’idées qui intéresse de plus en plus de lecteurs.
Autre décision qui ne manquera pas d’attirer l’attention : il est question de diffuser une carte d’identité nationale occitane !
Comment avec si peu de moyens libérer une si vaste nation ? Par simple délégation de pouvoirs de Paris vers les régions. Obtenir par exemple la gestion directe des fonds européens ce qui est déjà en expérimentation en Alsace.
A l’international le PNO tisse des liens tous azimuts pour en arriver à un monde où toutes les nations, délimitées par leur langue et non plus par les rapports de force, seront libres de coopérer entre elles. La fin des impérialismes dans le monde, tel est le vaste programme international du PNO.
Un rêve pour certains, une réalisation qui a déjà commencé pour le PNO, avec la régionalisation en France, avec les autonomies dans l’Espagne voisine. L’étape suivante après la régionalisation de la France devrait être sa fédéralisation. Jacques Ressaire, le président du PNO, aime à rappeler que les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain. Au bout du compte une large autonomie pour une Occitanie fédérale dans une Europe fédérale. Pourquoi pas ?