Le « non » de la France : la crise française s’exporte maintenant en Europe
Quand les lumières de la France mettent feu au traité constitutionnel européen
Au lieu de faire bénéficier la France des expériences positives européennes, les erreurs des dirigeants français ont entraîné les hexagoniens dans une logique de refus au tout politique.
Cela a entraîné l’Etat français dans un mélange des genres entre contexte étatique et européen.
Les dirigeants qu’ils soient républicains, souverainistes, francistes qui aiment leur « exception française » croient tirer les marrons du feu et pouvoir redonner à la France sa grandeur perdue, mais c’est cet état d’esprit qui est la cause des échecs sociaux français et toutes les nations de l’Etat français se rebellent contre cela. Face au travail sur le long terme européen proposé, les résultats retentissent comme un couperet. Même si l’acceptation du traité constitutionnel européen aurait pu être un moyen de réformer la France et de sortir de cette impasse franco-française à long terme, même si l’ouverture européenne qui était proposée aurait permis d’échanger nos expériences positives tout en devant composer de manière diplomatique avec les 24 autres états de l’Union, les peuples de France on choisi de répondre immédiatement et sans appel pour montrer simplement mais avec force, par près de 66 % de participation au référendum, et 55,6 % en faveur du « non » leur refus de la situation actuelle.
Nous espérons que le véritable message du non sera compris et, qu’il permettra aux peuples de l’Etat français de sortir des blocages. Cela va prendre plus de temps mais peut-être est-ce un nouvel espoir ?
Maintenant que le « Partit Occitan » est clairement allié au « Partit Socialiste Français » et qu’« Anaram au Patac » soutien la « Ligue communiste révolutionnaire », le PNO a pour devoir d’affirmer la place de la fédération d’Occitanie dans l’Europe de demain.
Notre vision d’une Europe positive permettant à l’Etat français de mieux changer a été rattrapée par les peurs engendrées par les meneurs de la France d’aujourd’hui, politiques, chefs d’entreprises, qui continuent comme avant dans leur convictions que la France doit rester comme elle est et que son histoire lui donne un futur assuré. Le nationalisme réducteur français a encore sévi face à l’inter-nationalisme que nous soutenons.
L’immobilisme de nos institutions, l’habitude jacobine et chauvine ambiante est la cause de l’auto renfermement dont souffrent les peuples de France.
La France le montre ce soir un paradoxe de plus. Les peuples de France en ont assez de faire ce qu’on leur dit, de voter « oui » d’une manière dogmatique et officielle, mais la situation actuelle montre que la France, a elle seule, n’a pas les moyens de proposer des réformes en Europe. Peut-elle encore oser parler de grandeur de la France dans cette situation ?
Serait-ce la fin de la pensée unique ? Tant que des réformes structurelles territoriales ne seront pas amorcées, les cadres resteront pour que nous soyons en situation constante de blocage et de continuité.
Changer avec le passé ? Crise de la laïcité, crise morale, crise politique, crise sociale. La France n’est plus un empire et a du mal à l’accepter. Le système français doit accepter le changement de lui-même, car les erreurs ne viennent que d’elle-même.
Un soubresaut de plus après les élections présidentielles de 2002 avec la victoire de la droite, ou après la victoire de la gauche aux régionales en 2004 ? Rien n’y a fait, nous nous retrouvons aujourd’hui toujours dans une situation d’attente un peu plus déçue. Une crise qui devient chronique. La France institutionnelle ne doit pas continuer renforcée par ce « non ».
Quelles conclusions en tirer ?
C’est l’échec du modèle social français, bloqué par un état arque bouté sur ses positions fières, dépassé par une population qui l’avait suivie jusque là mais ne comprend plus que les leçons qu’on lui a appris l’état-nation ne marchent plus dans le monde actuel.
L’état français doit oublier ses dogmes et écouter un peu plus ce que désire les peuples occitans, corses, catalans, basques, bretons, alsaciens, flamands, français – sans compter les colonies français actuelles - qui la composent.
PNO Nissa 29/05/2005