Concernant la micro-industrie, elle a un rôle fondamental car c’est elle qui crée les services et le commerce. De plus pour vendre quelque chose, il faut d'abord fabriquer.
De manière
générale :
- trouver les synergies possibles entre nos matières premières
et l'espace à revendre. Nous
avons l’espace sans le désert.
- aider à l'installation d'entreprises industrielles de 50 salariés
dans chaque canton. Cette volonté doit être la base d'une politique
régionale cohérente qui évitera les rivalités de
clocher toujours stériles pour la collectivité (ex : concurrence
inutile entre cités artisanales ou industrielles voisines).
- favoriser des échanges économiques avec l'étranger :
mais attention au mariage d'un lapin une carpe. Nous proposons d'étendre
et approfondir les contacts avec des régions européennes dynamiques
proches et complémentaires de notre pays (Catalogne et Vallées
Occitanes d'Italie).
- arrêter de subventionner des équipements de luxe (golfes, kartings,
etc.) ils coûtent cher et leur rapport positif pour la collectivité
est à démontrer. Il faut noter qu'une intime minorité de
privilégiés les utilise.
- arrêter d'aider la concentration des grandes agglomérations au
détriment des moyen et haut
pays pour arrêter l'exode rural.
1) Intervenir pour l'aide aux PME par :
- Des aides massives
aux créateurs d'emplois dans l’artisanat et les PME-PMI
- La modernisation de l'outil de travail
- La création de nouvelles machines.
2) Intervenir dans le domaine agro-industriel :
- Aide à
la filière fruits frais et secs, transformés en conserves et confitures,
pâtes, jus, sirops, yaourts, gelées, marmelades. etc. Participation
au développement des filières, propres à chaque "PAYS"
Bois - Huiles - Parfum - Foie gras - Vin
3) Intervenir dans le domaine agricole :
- Pour la qualité
des produits, pour assurer une nourriture saine
- Pour favoriser des marques, des labels ou des appellations occitanes d'origine
interrégionale, y compris pour les produits les plus modestes.
- Pour développer l'information du consommateur notamment à l'étranger.
- Pour éviter les déserts, mieux vaut aider 3 petites fermes qu'une
seule grande, 36 petites entreprises qu'une grande.
- Pour une aide directe à la création d'emplois de toute nature
en milieu rural.
- Pour soutenir l'installation de nouveaux agriculteurs, notamment ceux en p1uri-activité,
sans exclusion aucune (notamment pas de limite d'age complètement décalée).
- Pour garantir clairement un label de qualité et l'identification occitane
des productions
- Pour permettre à chaque agriculteur d'accéder directement aux
subventions par la suppression des monopoles d'attribution d'aides.
- Pour promouvoir une politique d'aide à l'engraissement des ovins et
des bovin à partir de nourriture végétale produite sur
place et sur des espaces convenables aux développement des ces espèces
animales.
4) Intervenir dans le domaine énergétique :
- Priorité
sera donnée à des aides financières (en utilisant notamment
les taxes départementales sur l'électricité comme le font
déjà d'autres départements)
- Pour les économies d’énergie (particuliers, entreprises,
collectivités)
- Pour toutes les énergies renouvelables et moins polluantes produites
ou utilisées sur place par les particuliers, les PME, les collectivités).
Le Conseil Général et les Conseils Régionaux devraient donner l'exemple et subventionner les communes qui s'engagent à faire cette politique économique spécifique.
5) Intervenir dans 1e domaine du recyclage :
Favoriser la création d'une industrie de recyclage des déchets qui respecte le patrimoine écologique départementa1. Recycler sur les lieux de production devrait être un but partagé par tous.
6) Intervenir dans les voies de communications :
a- Pour les voies
ferrées : demander au Conseil Régional la création d'une
Société régionale d'Economie Mixte pour le maintien des
Services Publics, pour la modernisation et la construction d'axes interrégionaux
et internationaux.
Développer et encourager le système rail-route pour les camions,
à kilomètre égal, tarif égal.
b- Pour les voies
d'eau navigables, la remise en navigation de tous les cours d'eau navigables.
Demander la mise au gabarit des écluses pour les péniches afin
de permettre la mise en place d'une véritable filière du transport
fluvial toutes activités pour développer un système de
transport de marchandises pondéreuses. Mettre aux normes européennes
les voies existantes dans le respect de l'environnement, reconstruire les vieux
ponts et les mettre au gabarit européen.
Aider au développement d'une forte industrie nautique et maritime fluviale.
c- Pour les voies
routières
Les Conseils Régionaux et les Conseils Généraux peuvent
faire mieux que l'Etat.
- Rendre les routes, les chemins et les rues aux piétons et aux 2 roues
- Il faut envisager une politique de création d'axes routiers pour les
cyclistes
- Installer une signalisation routière bilingue (occitan- français)
- Préserver et développer les arbres plantés auparavant
pour stabiliser et ombrager le bord des routes est aussi nécessaire malgré
les pressions.
Que les arbres abattus trop bêtement soient replantés rapidement et de manière durable par des essences locales. Ces arbres sont notre patrimoine commun et un signe d'identité pour le département que les touristes savent apprécier. La suppression des arbres pour des raisons de sécurité ne tient pas... Pourquoi alors ne pas aussi couper les poteaux EDF, les poteaux de téléphone, les arbres fruitiers et les maisons bâties au bord de nos routes ! Tous ces éléments ne sont-ils pas autant de dangers que nous vieux platanes ? Il ne faut pas se tromper d'ennemi : c'est la conduite des chauffards qui est dangereuse et qu’il faut changer.
Relever le défi des services
Il ne faut pas tomber dans le piège de l'hypertrophie des "services" mais garder un bon équilibre départementa1 et régional.
Il ne peut pas y avoir de création de services modernes et dynamiques s'il n'y a pas d'entreprises à satisfaire.
On ne prépare
pas l'avenir ni l'aménagement d'un pays renaissant avec un effectif démesuré
de fonctionnaires. Il ne faut pas copier la France championne avec 54% de services
publics budgétés par l'état (et les contribuables).
Les villages ont été des exemples intelligents d'aménagement
du territoire. Ils ont été construits par et pour les habitants
du pays d'abord et avec leur propre main d'œuvre.
Les services doivent être en premier lieu des services humains de proximité
pour la population locale jeune et anciens prioritairement) et ensuite pour
les touristes on pour les personnes âgées venues de l'extérieur.
Le cas du Tourisme
- Il doit seulement demeurer une composante complémentaire de l'économie
de notre département.
- Doit mettre en valeur notre patrimoine occitan.
- Doit apporter une nouvelle image liée aux valeurs occitanes, trop souvent
méconnues des populations el1es-mêmes.
- Favoriser la réalisation des plaquettes bilingues occitan- français
- Aide aux créations d'entreprises de traduction bi- ou trilingues.
- Signalisation bilingue occitan- français sur les routes et sur tous
les documents à usages interne ou externe.
- Aide à la prise de conscience occitane pour favoriser l'apprentissage
du plurilinguisme.
Il faut freiner l'impérialisme économique de la grande distribution
responsable en grande partie du chômage et de la délinquance, car
elle détruit l'animation et la vie des quartiers ainsi que beaucoup d'économies
rurales. A chiffre d'affaire égal, le petit commerce emploie trois fois
plus de gens que les grandes surfaces.
Relever le défi socioculturel et éducatif
Le défi social
.
C’est la dépense publique exorbitante, mal orientée qui
est à l'origine de la fracture sociale et non pas l'inverse. Il y a risque
de dérive du droit de l'insertion vers un droit de dépendance
et d'assistanat.
D'appliquer d’abord le principe du droit commun et d’exclure tous
les statuts d’exception, les procédures arbitraires, la catégorisation,
la segmentation.
Qu'une priorité soit donnée à la médecine préventive
(sous une forme plus adaptée qu’actuellement).
Le taux de chômage demeure insupportable pour la population et aggrave
la misère de milliers de personnes.
La priorité doit être donnée aux activités économiques
apportant des richesses durables, des emplois qualifiés et stables (dans
la mesure des changements nécessaires dans la vie professionnelle de
salariés).
Avec pour résultat près de millions de chômeurs déguisés
en "travailleurs à temps partiel » et appauvris.
Ce système revient à alourdir les charges du travail qualifié.
Cela est particulièrement de nature à détruire l'harmonie
des petites et moyennes entreprises ou les salariés ne sont pas considérés
comme une "masse salariale" mais comme une richesse de l'Entreprise.
Il nous semble donc nécessaire de débusquer le mensonge des politiciens
qui nous parlent de faire baisser les charges par exemple les charges sur les
bas salaires. Nous ne pouvons pas accepter ce slogan sans réagir. il
s'en suit notamment une tendance à la baisse des salaires d'embauche
dans le secteur privé où tout autre salaire que le salaire minimal
se voit dissuadé.
Des aides directes
forfaitaires pour chaque entreprise d'un secteur économique judicieusement
choisi. Par exemple : aide massive (prime équivalente aux charges sociales)
à la création de 5 emplois au maximum par entreprise pour des
contrats à durée indéterminée, avec priorité
aux emplois qualifiés et pour toutes les entreprises du secteur retenu.
L'exemple peut aussi venir des institutions.
Le défi culturel
La 1angue et la
culture occitane sont porteuses d'une longue et riche mémoire constitutive
d’une identité originale et conviviale.
Il est urgent de les remettre au service de l’individu et de la société
pour leur permettre un développement harmonieux.
La culture d’oc doit devenir un facteur de développement économique
et de promotion sociale. Créer un office de promotion de la culture occitan
et des produits des Pays d’Òc comme l’a fait la Région
Bretagne pour le breton avec l’Ofis ar Brezoneg.
Il permettra :
- d’affirmer la vitalité de la langue de la culture occitane
- de renforcer la créativité contemporaine et le dynamisme des
acteurs socio-économiques et culturels.
- le développement des écoles bilingues dans l’enseignement
- le développement des Calandretas (Ecoles associatives occitanes)
- d’établir l'officialisation de la signalétique routière
bilingue (elle existe déjà en Bretagne)
- la création et la promotion d'une radio et d'une télévision
régionale occitane ouverte sur le monde
- l'animation culturelle occitane périscolaire dans le cadre de contrat
de ville
- les échanges cu1turels avec l'étranger, notamment avec les pays
de langue néo-latines, mettant en évidence l’identité
culturelle occitane du département.
Pour cela 3% des
budgets départementaux et régionaux doivent être consacrés
à la culture des pays d’Oc et à la création culturelle.
Citoyenneté et démocratie sont liées à l’évolution
des systèmes de communication. Ainsi il faut une implication du politique
pour que toute la population puisse avoir accès à la langue occitane.
Comprendre et s'approprier les nouvelles technologies informatiques sur les
réseaux
Transformer en un projet social et culturel collectif, l'usage et la maîtrise
des nouveaux outils de communication informatiques
Le défi éducatif
Il ne sert à
rien d’offrir de l’éducation sans aucune perspective économique.
Il faut arrêter de subventionner prioritairement les formations professionnelles
qui n’offrent aucun emploi à la sortie ou qui nous contraignent
à l’exil. Former plus à un métier et qu’à
un diplôme.
La formation sur place permet aux enfants de familles modestes de poursuivre
des études supérieures qu’ils ne pourraient pas effectuer
à 200 kms ou plus de chez eux.
La mobilité volontaire doit être formatrice et permettre un retour
au pays.
Cette formation extérieure pourrait faire l’objet d’une politique
de travail pour tous l’espace d’oc.
Le maintient et le renforcement de l’Université régionale
avec pour objectif d’avoir un rayonnement (et ne pas fermer des universités
comme l’université de Cahors fondée en 1322 qui fut fermée
sur l’ordre du roi de France parce qu’elle concurrençait
celle de la Sorbonne à Paris.
L’apprentissage
dans les filières techniques doit pouvoir
- recevoir une égalité de traitement au regard des droits sociaux
avec la scolarité dans l’enseignement dit « général
».
- la gratuité des transports scolaires dans le but de favoriser le maintient
d’une couverture démographique de tout le département
- la création ou le renforcement de l’enseignement de la filière
fruits et légumes pour la production, transformation et vente.
Conclusion sur les Conseils Régionaux et Généraux en matière
de micro-industrie.
Les Conseils Régionaux
et Généraux doivent et peuvent se donner les moyens financiers
à la hauteur de leurs responsabilités. Tout d'abord en développant
la collaboration avec les départements voisins.
Cette collaboration permet la mise en commun de sommes élevées
pour des projets transversaux.
Le Conseil Régional
et le Conseil Général n'étant pas des banques, ils n’ont
pas à prêter d’argent aux communes. Celui-ci doit être
récupéré rapidement et investi. De ce fait, des possibilités
accrues se dégageraient pour le remboursement des annuités sans
déséqui1ibrer 1e budget de fonctionnement et sans recours à
l’augmentation des impôts.
Le Conseil Général doit réduire et simplifier les différents
intervenants dans le domaine économique, entre la Chambre de Commerce
et d'Industrie, la Chambre des Métiers, la Chambre d'Agriculture (établissement
publics), l’Agence de développement économique. Seule la
commission de l'Economie doit attribuer les aides du Département après
de véritables négociations basées sur l'écoute et
l'échange avec tous les représentants de tous les échelons
pour rapprocher les compétences et les citoyens occitans.
Création de l’équivalent d’un Conseil économique et Social constitué d'hommes et de femmes de terrain et pas de représentants des monopoles coupés de la réalité des gens, pour une durée de 3 ans composé d’individus qualifiés et compétents aux mandats non renouvelables.
Joan-Peire GIRAUD
membre d'Unitat d’Òc et du Partit Nacionalista Occitan
Président Honnoraire de la Chambre des Métiers des Alpes-Maritimes
Maître Artisan