PARTIT DE LA NACION OCCITANA
PROGRAMA general / PROGRAMME général

  1. L'Occitanie est une nation colonisée par les états français, italien et espagnol aux plans politiques, économique et culturel. Nous revendiquons la souveraineté et l'unité de la nation occitane dans le cadre de l'Union Européenne et de ses institutions.

  2. Nous soutenons toute politique visant à accroître dans tous les domaines, l'autonomie et la coopération de nos régions jusqu'à leur libération complète.
    L'affirmation identitaire occitane passe par une collaboration institutionnelle étroite associant les régions de l'état français, les vallées occitanes de l'état italien et le Val d'Aran.
    Les régions actuelles doivent être re-découpées, notamment en incluant les zones occitanes périphériques (rattachement du Confolentais au Limousin ; création d'une nouvelle région Drôme-Ardèche, etc. ...) et en créant des régions Euzkadi Nord et Catalogne Nord.
    La revitalisation de l'espace central de l'Occitanie nécessite la création d'une région Guyenne, de Bergerac à Mende.
    Partenaires de leurs voisines européennes, elles doivent pouvoir également s'allier à celles-ci dans des euro-régions à vocation économique, culturelle et scientifique.

  3. Au niveau local, cette affirmation identitaire doit également se faire sentir par la restructuration de l'espace à travers les pays. Seuls échelons de proximité après la commune, ces micro-régions, en tant que bassins de vie et d'emploi doivent être également des vecteurs de cohésion sociale.
    Rouage privilégié du centralisme parisien et du clientélisme des notables, le département doit disparaître.

  4. Élaboré en concertation étroite avec les citoyens, les élus et les forces vives de la région, le plan régional de développement économique et d'aménagement du territoire doit tenir compte de plusieurs contraintes.
    Le sous-équipement et la désertification de vastes zones d'Occitanie impliquent de la part des pouvoirs publics occitans des investissements prioritaires et massifs. Le respect de l'environnement et des patrimoines naturel et culturel s'imposent également. De même doit être mise en œuvre la connexion des plans régionaux occitans afin d'éviter les investissements faisant double emploi.

  5. Le renforcement des pouvoirs régionaux doit aller de pair avec une augmentation substantielle des ressources des régions. Celles-ci devraient lever l'impôt et reverser aux institutions françaises et européennes une part négociée. La coopération entre les régions occitanes induit une solidarité économique.
    L'épargne doit être mobilisée sur place afin que les citoyens occitans aient le sentiment de participer activement au développement régional.
    La part de l'état dans l'exploitation des ressources du sous-sol, des grands moyens de production d'énergie, des infrastructures autoroutières et ferroviaires doit être transférée aux régions.

  6. Les pouvoirs publics occitans interviendront pour un développement économique durable, créateur d'emplois :
    • par la recherche et l'impulsion de nouvelles filières,
    • par le soutien aux initiatives privées et collectives,
    • par la promotion des productions occitanes, notamment à l'exportation,
    • par le partage du travail.
    En s'appuyant sur les points forts et toutes les potentialités de l'économie occitane, cette volonté de développement visera en priorité les zones les plus défavorisées.
    Priorité devra être donnée, pour les emplois, à qualification égale, aux demandeurs issus de la région ou des autres régions occitanes, et pour les marchés publics, à prestations équivalentes, aux entreprises de la région ou des autres régions occitanes.

  7. Les régions et les autres collectivités occitanes devront consacrer à la valorisation et à la promotion de la culture occitane au moins autant de ressources que pour la culture française (respectivement italienne ou espagnole pour les collectivités rattachées à l'état italien ou espagnol).
    La modification de l'article 2 de la constitution française ouvrira la voie à l'officialisation de l'occitan et à la généralisation de son emploi dans toute la vie publique.
    L'enseignement, sous la responsabilité des régions, sera entièrement organisé selon le modèle bilingue d'ouverture. Il devra apporter à tous les enfants la maîtrise de la langue occitane et une ouverture vers les langues et cultures de plusieurs autres peuples.
    Un service public de formation des adultes à la langue et à la culture occitanes sera organisé par les régions pour répondre :
    • à la demande de récupération de l'identité nationale,
    • à la demande d'intégration des populations nouvellement installées,
    • aux besoins induits par la généralisation de l'occitan dans la vie publique.
    L'enseignement supérieur et la recherche scientifique doivent être mobilisés pour accompagner cette politique de renaissance linguistique.

  8. Conscients de la fragilité de la biosphère, nous entendons léguer aux générations futures une Occitanie vivable. Le développement économique et culturel doit être accompagné d'une réelle politique de l'environnement. La sauvegarde des milieux naturels fragiles doit aller de pair avec la recherche d'un taux de pollution réduit au minimum. Les sciences et les techniques sont à mobiliser dans cette direction.

  9. L'initiative individuelle et collective semble seule apte à assurer le développement de notre pays. Les pouvoirs publics occitans devront cependant intervenir pour organiser la solidarité économique nationale :
    • planification incitative,
    • contrôle public des grands moyens de production et d'échange et des services non marchands,
    • aide publique sur le commerce extérieur.
    La démocratie du travail doit être développée dans les entreprises publiques et privées (autogestion, participation).

  10. Nous sommes solidaires des luttes menées démocratiquement par les diverses nationalités soumises aux états français, italien et espagnol. Pour pouvoir exprimer tout leur potentiel économique, culturel et social, nos peuples doivent pouvoir jouir de la plus large autonomie possible et exercer leur droit à l'autodétermination.
    L'état français doit signer et appliquer les textes en faveur des nations minorisées et donc, entre autres, ratifier la charte européenne des langues minoritaires et la convention européenne pour la protection des minorités nationales, approuvées par le Conseil de l'Europe.

  11. Favorables à une construction européenne raisonnable, nous entendons voir limitées au maximum les décisions bureaucratiques prises au nom des peuples, en vertu du principe de subsidiarité. Les peuples doivent être consultés sur tous les sujets d'envergure engageant leur destinée. Au sein de l'Union Européenne, la dimension ethno-culturelle doit être véritablement prise en compte de même que doit l'être la nécessaire justice sociale.

  12. Nous appelons de nos voeux la rapide accession à l'indépendance des peuples de l'outre-mer français (antillais, guyanais, kanaks, maoris, etc. ...).
    Dans le même ordre d'idées, nous soutenons fraternellement les aspirations à la liberté des peuples albanais, berbère, franco-québécois, kurde, inuit, maya, tamoul, tibétain, tchétchène, etc..
    Rendre leur liberté à tous les peuples sans exception, c'est oeuvrer pour la paix. La paix, c'est aussi la re-définition des rapports avec le tiers-monde pour une plus grande solidarité et une meilleure compréhension entre les peuples.

Voir notre "Programme OCCITANIE LIBRE et INDEPENDANTE" avec nos propositions : Entreprendre, Administration, Culture, Immobilier, Transports, Tourisme, Monde rural, Energie - recherche.


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